Le bruit numérique

Sur un appareil numérique, le bruit est formé par le capteur, et est lié à la sensibilité ISO. Lorsqu’on monte en ISO, on amplifie électroniquement le signal envoyé par le capteur, et avec ce signal, on amplifie aussi ses défauts. Le principal défaut amplifié est appelé « bruit quantique » ou « bruit de grenaille »: c’est un peu technique mais pour schématiser le principe, en basse lumière, les « particules de lumières » (les photons) sont par définition moins nombreuses. Naturellement, leur énergie varie de manière très infime autour d’une valeur moyenne. Et c’est cette fluctuation qui est rendue beaucoup plus visible en faible luminosité. Certains facteurs peuvent encore accentuer ce défaut: la taille du capteur (plus il est petit, plus il aura tendance à générer du bruit), la température du capteur, etc …

 

capture-decran-2016-10-09-a-15-48-52

en détail, ça donne ça:

capture-decran-2016-10-09-a-15-48-24

Le grain argentique ou granularité

Les pellicules argentiques sont constituées de minuscules particules d’halogénure ou bromure d’argent (d’où le mot « argentique »). Ce sont ces particules qui réagissent à la lumière et viennent se disposer aléatoirement sur la surface de la pellicule. Ces particules ont une taille, une densité, et des propriétés physiques qu’un support numérique n’a pas. Et oui, contrairement à un capteur numérique où chaque photosite est aligné en colonnes et en lignes identiques et de même taille, ici, chaque « grain » est indépendant et a ses propres propriétés (il peut y avoir des variations de taille, etc …) . La dispersion de ces particules est aléatoire et peut se regrouper en amas. Ce sont ces regroupements de particules qui sont visibles et que nous appelons communément « grain », et la forme du « grain », sa dispersion et sa visibilité au tirage dépendent de plusieurs facteurs: marque de la pellicule, exposition, révélateur utilisé au développement, température, etc …

L’ajout de grain sous Lightroom permet de simuler le grain argentique:

capture-decran-2016-10-09-a-15-50-02

et en détail:

capture-decran-2016-10-09-a-15-50-29

 

Personellement, je trouve que l’ajout de grain en post-production peut permettre parfois de donner un peu plus d’âme à nos photos numeriques qui sont aujourd’hui très lisses et tranchantes.

 

Et vous, qu’en pensez vous?